Re-introduction au Courage des femmes.

Les rebondissements du monde ont souvent tenu à peu de choses. La volonté d’une personne, comme une gangrène, envahit progressivement son entourage, au point d’atteindre une envergure mondiale et séculaire. Oui, c’est ainsi que les femmes ont peu à peu perdu leur courage, par la volonté manifeste d’un être, puis de deux, de trois, de quatre et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’elles se montent les unes contre les autres.


J’ai l’intime et forte conviction que le monde s’est créé ces dernières années des causes qui à mon sens viennent nous éloigner de l’essentiel. Nous naissons femme ou homme de sexe*. Vous vous étonnez peut-être que femme soit placé avant homme, mais ne dit-on pas que le classement alphabétique est de mise pour agencer les mots? En effet, F vient bien avant G dans l’alphabet … je laisse ce débat ici pour continuer … 

*Je suis consciente des exceptions génétiques et ne les minimise pas.

Mère et enfant, Namibie


Les femmes, il s’agit bien d’elles et d’ailleurs qui d’autres, ont perdu leur place au détriment des causes non pas fausses mais erronées qu’une poignée de personnes, un jour dans le passé, ont souhaité substituer. Cette place des femmes, c’est la place même de l’humanité. 


Que serait l’humanité sans la femme? Elle qui est destinée à être mère, qu’elle puisse porter ou pas dans son sein un enfant. Elle, qui, dès sa naissance apporte au monde un curry de sensations, concentration des saveurs non pas opposées mais complémentaires dont a besoin le monde. 


Elle apporte le détermination telle une guerrière. Elle a en elle la douceur telle une mangue, du caractère tel du poivre, de la subtilité telle du fenouil ou de l’anis étoilé, de l’agilité telle de la menthe, de la force tel du clou de girofle, de la délicatesse telle la cannelle, … nous n’en finirons pas pour exprimer avec l’aide des saveurs gustatives ce qu’elle représente, tant à ce jour la femme demeure un mystère pour elle-même et pour les hommes qui, des fois, faute de comprendre tout ce que la nature a mis en cette créature, la persécutent et comme avec le dompteur et la bête, essaient de la tenir en cage, captive, pour des raisons qu’elle même ignore. 

Les Amazones du Dahomey, une armée de 4000 femmes au service d’un peuple


Mais est-il possible de tenir en cage la nature elle-même ? Nous l’avons vu en science, tout être masculin est fait de féminin et pas le contraire. Ces hommes se sont donc lancés dans la course de leur propre aliénation tant ils sont femmes eux-mêmes, ne serait-ce qu’en partie, mais assez pour que ce soit le père dans la conception d’un enfant qui, sans le choisir, détermine le sexe de l’enfant qui naitra à son tour Fille ou Garçon. 

La place de la femme est indéniable et, en raison des incompréhensions à son sujet, la femme a perdu malgré elle, non pas sa place mais son rôle et s’évertue, contre vents et marées à le retrouver ou disons plutôt à le reconquérir. 


Le mystère de la vie c’est la vie elle-même. La femme au grand jamais n’a choisi ni son nom ni sa place. Elle est tout simplement « femelle », porteuse de vie et de courage. Et la vie est le phénomène par excellence de la transmission, mission noble qui perpétue depuis la création initiale, les espèces. 


En Afrique, la femme fut pharaon fils de Dieu, Reine chef des armées, amazone, nourrice, mère de rois, de reines, d’amazones et de guerriers…. La femme est la mère de l’homme et ne lui prendra jamais sa place car étant à son origine. Mais l’homme, lui, qu’a t-il fait de la femme, sa mère? Il l’a bien souvent reniée, déshonorée, ignorée, piétinée, tuée …. elle qui lui donne sans cesse la vie. Et pour cette raison, elle se bat sans cesse pour le bénir, le nourrir, le soigner, l’apaiser, lui donner la vie durant toute sa vie. Oui, la vie n’est pas acquise uniquement le premier jour mais s’acquiert tous les jours, comme avec le combat perpétuel du jour contre la nuit. D’aucuns diront que la femme est un maillon indispensable de la chaine de vie mais l’expression appropriée est que la Femme est la matrice même de la vie. 

Fleur de vie


Le combat contre les femmes a bien que trop duré. Réhabiliter la place de la femme au sein de la société est primordial pour rétablir l’équilibre de la matrice. Les femmes viennent en paix car elles en sont par essence les gardiennes. L’équilibre doit être rétabli pour le bien de toute l’humanité ; la femme a une fonction complexe mais unique et essentielle à jouer. Son courage, elle se doit et le doit à l’humanité toute entière de le reprendre et le maintenir auprès d’elle, avec elle et en elle. 


SI VIS PACEM PARA BELLUM.

Wonder Woman

Laisser un commentaire