A mon avis, il y’a plusieurs façons de croire en l’existence de mondes parallèles. Soit on se dit qu’il y’a des êtres d’une autre espèce qui vivent sur une autre planète ou une autre galaxie, soit on se dit que sur cette terre que nous partageons, des gens vivant apparemment avec nous sont en réalité dans un autre monde.
C’est en écoutant un podcast que des idées s’étaient mises à défiler dans ma tête à la vitesse et à l’allure d’un défilé de mode signé Mister Karl Lagerfeld, m’éveillant ainsi bien de choses et de souvenirs. Une femme témoignait être la maîtresse d’un homme marié, et en lisant les commentaires, beaucoup de réactions que je parcourais pour une fois ou presque tellement c’est rare, des femmes manifestaient envers elle de la pitié, de la tristesse, du dégoût et j’en passe; à en croire qu’elles vivaient dans un monde à l’eau de rose qui n’existe que …. en fait pas, puisque même dans les contes de princesses il n’y a pas que de choses parfaites. Était-ce donc des femmes blanches d’esprit, bien plus que les blancs d’œuf en neige sucre glace?

Tous ces films à l’eau de rose où le couple vécut heureux jusqu’à la fin, ou encore comme je le voyais dans « Sex and the city 2 » des couples presque parfaits où il n’ya pas de pauvres, pas d’échecs , pas de laid.e.s, etc. Non ! Ce n’est pas mon monde. Parce que dans mon monde, plus d’un homme sur trois a trompé sa femme au moins une fois, 1 sur 10 aurait au moins un enfant hors mariage et même qu’il y’en a qui auraient fait des plans à mmmmmmmh …. .
Dès le bas âge, nous baignons dans les histoires de couples ; des tantes se chuchotant des histoires de bagarre avec les maîtresses de leurs maris ou les femmes de leurs amants, des parents ou d’autres couples de la famille se chamaillant vigoureusement à cause d’une autre femme ou … d’un autre homme ….. ou d’un autre enfant …
Tout ceci sans effort aucun d’écouter aux portes. Douteriez-vous de l’enfant innocent que j’étais? Les enfants ont toujours eu cette capacité multifonctions tels des super héros: oreille à capteurs ultrasons ; une oreille qui permet de détecter le danger à distance; parent en colère, frère ou sœur prêt à trahir, éclats de voix, pleurs, bagarres ou bastonnades. Oui, les enfants peuvent capter ces sons là à une distance considérable, même en jouant avec les amis, et j’en fais partie.
Mais je ne sais pas pourquoi en grandissant, beaucoup réussissent à oublier ces souvenirs …
« Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » (Jn 8,7)
Si j’en crois la genèse, il n’y en avait certainement pas à leur époque mais l’expression «tirer la couverture de son côté» prend son sens depuis le commencement avec Adam et Ève; au moment même où Dieu les appelle pour comprendre ce qui s’était passé dans le jardin d’éden et qui justifierait leur désormais sensation de nudité.
Ce jardin d’eden qui représente en réalité l’innocence, la pureté.

PHOTOGRAPHIE DE ILLUSTRATION DE MAURITSHUIS, DEN HAAG, NETHERLANDS/BRIDGEMAN IMAGES
Oui! Depuis toujours nous essayons de voir les choses comme cela nous arrange et nous donne davantage de crédit au détriment souvent de la « vraie » vérité, froide, oui glacée.
Et pourtant, depuis toujours, Dieu, qui d’autre à votre avis, a mis en nous la graine de la raison. Nous naissons et mourrons avec elle, bien que souvent, et ce tout au long de notre existence, nous essayons de l’étouffer pour nous donner sans cesse … raison!
- Je l’ai frappée parce qu’elle ne m’écoute pas!
- C’est elle qui m’a provoquée avec sa tenue sexy
- Elle est ma femme, elle doit faire ce que je dis
- Il est mon mari, c’est à lui de gérer tout ça
- Mon enfant ne peut pas avoir de mauvaises notes
- Elle a tout l’argent qu’elle veut c’est tout
- Je la trompe parce qu’elle ne veut pas faire d’efforts
- Je le trompe parce que lui même me trompe
- Etc.
Nous avons toujours raison parce que « ce n’est pas moi qui ai commencé ». Et c’est ainsi que nous nous mentons en entraînant régulièrement avec nous les oreilles qui veulent bien nous écouter, cherchant elles-mêmes, souvent, à s’appuyer sur nos propos pour se convaincre d’être de bien meilleures personnes.
Il n’y a pas que Mussolini et Hitler qui aient signé des accords pour détruire bien plus qu’un peuple. Eh oui ! Nous nous empressons souvent de juger en oubliant que personne depuis le Christ (j’assume ma chrétieneté) n’est exempt de tout reproche. Nous aimons faire changer la météo en notre faveur et cachons cela dans bien de stratagèmes. Le plus courant de notre époque étant de dire que c’est la volonté du Seigneur! Pour un mari, un travail, de l’argent, un enfant, un statut … nous faisons intervenir bien de mains; un.e ami.e, un parent, une connaissance et parfois même une main invisible. Aaaaaaarh !!!! Invisible ?
En toute chose il y’a un intérêt; celui ci peut être sain ou malsain sans que personne veuille avouer ou juger l’un ou l’autre des qualificatifs. Mais le plus mignon des activistes avait dit:
« ... Wrong is wrong, no matter who does it or says it. » Malcolm X.

Mais j’y rajouterai «but before you see in others the devil, ask yourself whose devil you are »…
Whose devil am I? Me?
Plus difficile lorsqu’il nous viendrait à l’esprit de nous poser cette question, il nous est facile de nous demander quel « démon » l’autre est pour nous que de mener une introspection sur le même thème à l’en… droit.
Mon psychologue m’avait dit un jour « Vous savez, il y’a beaucoup de malades parmi nous« .
Cette phrase avait suscité en moi une accalmie, je suis certaine qu’il savait que cela aurait cet effet sur moi et l’avait gardé pour … la fin; oui la fin, pour que j’aille au bout de mon processus. Il arrive souvent que le fou traite un autre « fou » de fou et qu’on se demande plus tard qui est réellement le fou ou le plus fou des deux.
Drôle? Peut-être !
JS. disait souvent « qu’il ne faut pas mourir guéri« , du sens qu’on soit si persuadé de n’avoir aucun problème que l’on finisse par en mourir : ironie du sort.

Nous vivons tant de vies en une vie, mais dans chacune de ces vies, it’s always about Us. Tous les bonheurs pour soi et certains rajoutent même « et rien pour les autres ».
N’avons-nous pas tous droit au bonheur? Ne respirons-nous pas à cet effet le même air? gratuit? Les animaux en pleine nature expriment mieux d’ailleurs le sens de la providence : mon repas est dans la nature et je n’ai rien fait de particulier pour cela. Certes le lion court après l’antilope mais nous savons aussi que jamais il ne lui a donné de l’herbe afin qu’elle s’engraisse …
La vie nous rend « fous » d’elle, de vrais malades; nous la voulons pour nous tout seul, belle, très belle, abondante, riche, florissante, dorée, intarissable … et la mort, oui elle, nous rappelle combien Dame Vie est précieuse et éphémère. En dépit de notre façon de vivre avec les autres, nous ne devons jamais oublier que le jour de notre mort, il faudra huit bras pour nous mettre en terre, à moins que nous ne décidions de mourrir comme Le pauvre Martin dans la chanson de Georges Brassens
... Et quand la mort lui a fait signe De labourer son dernier champ, De labourer son dernier champ, Il creusa lui-même sa tombe En faisant vite, en se cachant...Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps!Il creusa lui-même sa tombe En faisant vite, en se cachant, En faisant vite, en se cachant, Et s'y étendit sans rien dire Pour ne pas déranger les gens...Pauvre Martin, pauvre misère, Dors sous la terre, dors sous le temps!
Il ne sert à rien finalement de vouloir prouver qu’on est meilleur mais juste de donner le meilleur de nous pour « Aimer notre prochain comme nous-mêmes ». Cela pourrait se faire dans la maladresse mais l’intention, du coeur et la sincérité, de l’esprit, feront de cet amour le plus grand. Non pas grand aux yeux des hommes mais assez grand pour ravir notre coeur d’enfant.

Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère. Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. (Mt 7.1-6)
Il est donc à se demander ce que l’on peut changer chez nous pour inspirer les autres à être de meilleures versions d’eux mêmes: bien entendu, la première chose serait d’être nous-mêmes une meilleure version de nous.
A l'amour de nous !
